De Pierre et de Sel...

20 septembre 2019

Livres, news, toussa toussa...

Je vous ai quittés le 26 août sur ces mots :  "Bougez pas, je reviens dans un jour ou deux pour lire vos blogs et vous parler des livres reçus"...

Un jour ou deux, hein ? Mais où sont passés toutes ces journées qui se sont écoulées sans que j'en prenne conscience ???

frise

Je vous présente les livres que j'ai reçus grâce au PALathon de MTG :

livres 1

livres 2- Chantal Creusot : "Mai en automne", envoyé par  Soene,

- Jim Lynch : "Les grandes marées", envoyé par La Jument verte

- Carole Martinez : "Du domaine des Murmures", envoyé par Mind the Gap

- Eirikur Örn Norddahl : "Illska", envoyé par Kathel

- Carlos Zanon : "J'ai été Johnny Thunders", envoyé par... et là c'est ennuyeux, je n'ai que son véritable prénom, mais ne sais pas faire le lien avec la bloggeuse, merci de me donner un indice... (petit smiley qui rougit)

 

Le truc surprenant, c'est que tous ces livres m'intéressent, ce qui était loin d'être évident pour moi avec des romans.

frise

Des news, un peu, quand même, d'autant que cela vous permettra de mieux comprendre ma "disparition" :

Miss Minerve devait faire sa rentrée à Chambéry, en fac de Biologie. Elle a finalement opté en dernière minute pour une fac, toujours de Biologie mais sur Grenoble, qui convenait mieux à son projet professionnel. Sauf qu'il a fallu tout remanier, question du logement incluse, moins d'une semaine avant sa rentrée.

En parallèle, j'ai vécu une histoire passionnelle brève mais intense avec un bistouri, rien de grave du tout du tout, juste des points rendant incofortables les trajets en voiture, ce qui a eu pour conséquence de me compliquer certains aspects du quotidien (sur lesquels il est aussi inutile qu'inintéressant de s'étendre).

Enfin, parce que cette rentrée devait être pleine de surprises, j'attaque un Master, ce qui bouleverse également notre organisation familiale...

Je ne vous fais plus de promesses, mais je reviendrai... ^^

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26 août 2019

Ouh là ! ... un mois déjà ?

... je n'ai pas vu le temps passer !

Bougez pas, je reviens dans un jour ou deux pour lire vos blogs et vous parler des livres reçus... je pense m'astreindre à vous parler d'un livre par semaine, ce qui nous mènera tranqillement à l'entrée de l'automne...

Pour l'heure, j'ai encore pas mal de boulot avec le traitement des produits du jardin, particulièrement généreux cette année, quelques petits travaux dans la maison et les dépendances (de ceux qui se font aux beaux jours, lesquels beaux jours touchent à leur fin), sans parler du grand ménage d'automne, pas encore entamé (vous en faites un aussi, vous, de grand ménage avant la rentrée ?).

Petit partage ci-dessous : mon BUJO - en phase de test.
Pour le moment la formule me convient, j'aime ce côté flexible et fourre-tout qui me permet de ne pas multiplier les carnets, même si je dois encore travailler la partie table des matières, que j'ai commencée sur un mode trop synthétique, ce qui rend difficile le retour à certains contenus.

Ci-dessous, ma page "Ouessant"...

Ouessant

à très vite...

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25 juillet 2019

Billet d'excuse...

Chers lecteurs,

Je vous prie d'excuser l'absence de la petite Aliénor, qui prend le frais dans son paradis du bout du monde..........

J'ai bien réceptionné les livres de Mind The Gap et de Kathel, avant mon départ, pour les autres n'ayez aucune inquiétude, les enfants, lâchement abandonnés dans la canicule, sont chargés de les mettre de côté en attendant mon retour.

Ne les plaignez pas trop (les enfants) : ils ont décidé seuls de leur triste sort, m'est avis que la maison vit à un rythme peu orthodoxe en ce moment.

Ne m'enviez pas trop non plus, ici la vie est rude : j'ai cramé sous écran total dès le deuxième jour, et un crabe m'a pincé l'orteil.

Ma plage préférée... il n'y avait pas trop de monde, c'était le matin...

plage Pen Hat

Sinon, j'essaie de reprendre mes crayons. Je griffonne sur un coin de table, sur mes genoux installée sur un rocher. N'ayant quasiment jamais dessiné in situ, je réalise à quel point l'exercice est difficile pour moi qui n'ai déjà pas le sens de la proportion.

Je vous fais tout de même profiter d'un de mes ratages...

croquis

 Je sais.

Ce grave ratage a d'ailleurs durement compromis mon rêve de m'installer ici :

Monsieur : Ok, Aliénor, je n'ai rien contre le fait qu'on emménage ici, mais je ne trouverai pas de travail dans ma branche, de quoi allons-nous vivre ?
Aliénor (sans argument, au culot) : J'ouvrirai une galerie et vendrai mes tableaux...
Monsieur : D'accord. Donc nous allons mourir de faim...
Aliénor (faussement outrée) : Quoi ? et moi qui croyais que tu me soutiendrais dans cette reconversion artistique...
Monsieur : Je te soutiens, mais je te ferai quand même remarquer que tu avais oublié de dessiner la quille. Je veux bien admettre que tu ne l'aies pas vue, n'ayant pas tes lunettes, mais tout de même : oublier la quille sur un bateau A VOILE... (long silence avec moue dubitative)... remarque, tu peux peut-être lancer un style... après les femmes-plies* de Picasso, les personnages ballons de Bottéro, les filiformes de Giacometti... : les voiliers sans quille d'Aliénor !

Je ne passe pas sur vos blogs, parce que la plage m'appelle, je me rattraperai à la rentrée, profitez bien de votre été...

* la plie : le poisson

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10 juillet 2019

-1 = + 6

Destin farceur !

Décidée à faire du vide dans ma jungle de livres, je m'étais inscrite au PALathon organisé par MTG.

Mon but était de perdre, afin d'envoyer un livre au gagnant. Toutefois, estimant qu'il serait incorrect de faire de l'anti-jeu, j'ai travaillé mon texte (le 7) et choisi avec soin ma photo...

J'ai manqué rater les échéances, mais le destin était avec moi, et je me voyais déjà annoncer la bonne nouvelle à Monsieur, qui trouve que les piles de livres empiètent un peu trop sur notre espace vital : "J'ai une nouvelle qui va te ravir : j'ai perdu un PALathon, et dois envoyer un livre à la gagnante... il y en aura donc bientôt un de moins chez nous"...

Sauf que j'ai gagné.

Monsieur, hilare, m'a tout de même félicitée.

Me voilà maintenant aussi agitée qu'une gamine la veille de Noël.

Nan mais sérieux : tu te prépares à donner un livre et tu en reçois 6 : elle est pas belle la vie ?

 

Source: Flickr

(une fois n'est pas coutume, la photo n'est pas de moi)

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05 juillet 2019

On a eu le bac !

Enfin, surtout Miss Minerve, mais nous l'avons tous tellement soutenue, encouragée, et avons tous tellement stressé, surtout quand elle est sortie des maths en disant qu'elle s'était plantée (et un plantage en maths, en S, comment dire...), que c'est un peu notre bac à tous.

Du coup c'est l'esprit serein qu'elle aborde le tournage de la semaine prochaine, car ça y est, le tournage de la saison 2 de la web série EDEN dans laquelle elle avait fait une courte apparition va commencer...

Vous pouvez regarder toute la série, sinon, pour ceux qui veulent juste voir Miss Minerve en action, c'est là-dessous, à 13:31...

EDEN EPISODE 6 - CARON - #EDENWS [ web série française ]

... elle mérite bien son pseudo sur ce blog, n'est-ce pas ? ^^

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28 juin 2019

Le sens de la vie

"Notre conviction rassurante que le monde a un sens repose sur une fondation solide : notre capacité presque sans limite à ignorer notre ignorance"
Daniel Kahneman

Je me demande si un jour je réussirai à intégrer cette idée, ou s'il me faudra toujours m'accrocher désespérément à l'espoir qu'il y a un sens, malgré tout, derrière tout cela. Mon goût pour la Loi du Beau, en ce qu'elle apprécie la beauté de l'ordre né du hasard, n'est rien d'autre qu'une manière déguisée des horipeaux de la recherche esthétique, une manière détournée, dérisoire, de satisfaire, malgré tout, à ce besoin de trouver du sens à ce monde qui m'entoure...

Curieusement, accepter cette idée me donnerait une liberté à nulle autre égale, une liberté vertigineuse... vertigineuse... pour laquelle je ne me sens pas prête - le serai-je seulement un jour ?

Et pourquoi une notion aussi simple est-elle aussi difficile à intégrer ? Par quel mécanisme sommes-nous poussés, en dépit de ce que nous dicte le bon sens, avec un acharnement qui pourrait laisser croire que notre survie en dépend, à rechercher du sens là où il n'y en a manifestement pas ?

"MU"

 

copie 2

 

Oui, en pleine crise existentielle ^^
Et en pleine lecture d'ouvrages sur le zen, aussi.
Sinon, Miss Minerve a terminé les épreuves du bac,
on attend les résultats.
Et Numéro6 est officiellement un jeune auto-entrepreneur.

Tout le monde va bien ?

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17 juin 2019

"Les arbres en hiver", de Patrick Eris

C'est simple : j'ai beaucoup lu de succès commerciaux, de romans rendus incontournables par le battage médiatique plus que par leurs qualités propres, de livres encensés de partout dont je n'ai pas toujours compris l'engouement affiché. Et entre les titres phares masquant les autres publications et le décalage grandissant entre les critiques de la toile et mes ressentis personnels, j'en avais perdu le goût des romans.

Alors, j'ai décidé de lire autre chose. De découvrir ce qui s'édite en dehors des grosses maisons d'édition.

Et là, dès le premier essai, j'ai eu une surprise de taille !

Patrick Eris Les arbres en hiver

Ce roman date de 2016.

Publié au éditions Wartberg, collection zones noires, il raconte l'enquête d'un gendarme dans un patelin perdu du Jura, sur une série de meurtres qui n'intéressent personne, puisque la société toute entière a les yeux rivés sur une émission de téléralité, ses buzz, ses rebondissements, et le résultat des paris qui sont proposés aux spectateurs, une émission dont le succès est tel qu'elle finit par s'insérer au détour de toutes les discussions, plus sûrement que les questions fondamentales de la pluie et du beau temps, une émission qui revient de manière cyclique tout au long du roman, comme le raclement dérangeant d'une société malade de sa superficialité et dont l'auteur fait dire à un de ses personnages, à la page 31 :

"Peut-être arrivons-nous à l'aboutissement ultime de la société du spectacle de Bourdieu, lorsque le spectacle devient plus important que la réalité".

Car c'est un des aspects qui m'a séduite dans ce roman : le côté légèrement dystopique de la société dans laquelle l'intrigue se déroule. Oh, pas une dystopie cauchemardesque à la "1984" ou à la "Fahrenheit 451", non, une dystopie légère, ou plutôt, un glissement dystopique possible de notre société actuelle, ce qui le rend à la fois crédible et subtilement effrayant.

C'est dans ce contexte qu'une toute petite équipe de gendarmes sans grand soutien extérieur et sans grands moyens techniques va s'acharner à résoudre, jusqu'au bout de ses forces et dans l'indifférence générale, une affaire qui les promène d'impasse en impasse alors que s'accumulent les cadavres... entre les échos du jeu télévisés et les Variations Goldberg, de Bach, entre la superficialité des divertissements faciles et la complexité de l'oeuvre quasi mathématique d'un génie de la musique. Entres deux mondes, le social chaotique, devenu prédominant et le naturel harmonieux, comme une ombre en arrière plan.

C'est le responsable de la gendarmerie qui raconte cette enquête. Un personnage un peu à part, qui entretient depuis un incident survenu dans son enfance un lien très étroit avec la forêt, un lien quasi mystique, qui en fait un être à part. 

"Il ne fait pas bon être 'différent', encore moins d'une 'différence' impossible à identifier. Cela suffit largement pour vous mettre au ban de la société. A la moindre occasion, la normalité se venge, et on sait de quelles extrémités elle est capable". (p. 12)

"Je détestai vite la fréquentation obligatoire de mes contemporains, ces fantômes tous semblables, esclaves d'un écran de 5 cm sur 5 cm qu'ils ne quittaient jamais, qui semblait dicter chacun de leur pas. Par moments, las de ma solitude, je tentai des rapprochements, mais la nature des échanges humains me semblait absurde, leurs discussions dépourvues du moindre charme en plus de se baser sur des références que je n'avais pas" p. 38.

S'il fait tout pour paraître normal et intégré, le vernis de sa normalité reste fragile...

Une véritable bonne surprise et un vrai coup de coeur pour ce roman qui m'a offert ce que j'exige désormais de tout bon roman : qu'il m'emmène au-delà de l'histoire qu'il raconte, et me donne matière à réfléchir.

Enfin, "Les arbres en hiver" s'inscrit dans la veine de ces séries télévisuelles mettant en scène des personnages avec un lien intime à la forêt : les excellentes séries suédoise "Jordskott, la forêt des disparus" de Henrik Björn (2015), et française "Zone blanche" de Mathieu Misoffe (2017), ou encore "La forêt" de Delinda Jacobs (2017).

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04 juin 2019

Méthode de relecture d'un texte

Outre qu'il est toujours plus difficile de corriger un texte qu'on a écrit soi-même, même après deux ou trois relectures, je me suis rendu compte incidemment d'un truc que j'ai finalement adopté :

changer la police d'un texte
aide à en voir des erreurs
qui ont échappé à la première relecture !

J'ignore si ça fonctionne pour tout le monde, mais avec moi c'est le cas.
Donc je copie le texte à relire sur une page de traitement de texte, et je procède aux relectures sous des polices différentes (l'intérêt étant qu'elles soient réellement différentes ; passer de Cambria à Calibri n'est pas le plus efficace).

Si vous avez d'autres techniques, ça m'intéresse...

Guy de Larigaudie citation

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23 mai 2019

Fugit, ma mémoire, irreparabile

J'ai eu la chance, plus jeune, de posséder une mémoire assez hors norme, qui me dispensait des apprentissages "par coeur" (de fait, je n'ai jamais rien réussi à apprendre par coeur, et ne sais toujours pas mes tables de multiplication, mais c'est une autre histoire) : je fonctionnais sur le modèle :

VENI VIDI MEMORI *

Ce n'est plus aussi efficace aujourd'hui.
Disons que c'est devenu légèrement approximatif, genre "j'ai lu un article - mais je ne sais plus où - sur le sujet, qui expliquait qu'une molécule - mais je ne sais plus laquelle - avait un impact notable de l'ordre de je sais plus mais ça m'avait paru énorme... "
Pas très percutant, tout ça, hein !

Du coup, j'ai choisi d'utiliser une prothèse : un carnet.

Je l'ai en permanence dans mon sac à main, et il me sert aussi bien à prendre des notes lors des conférences qu'à noter les idées qui me viennent à l'esprit, les citations qui me plaisent ou encore les informations qui m'intéressent et que je veux retenir ; et lorsque j'ai un moment à perdre (genre salle d'attente du toubib par exemple), je sors mon carnet, et je le relis... ce qui me permet de mémoriser ces connaissances que je veux retenir, quand une première lecture ne suffit plus à le faire...
Evidemment, c'était plus rapide et moins fastidieux avant, mais le résultat est là, et à une étape près, je retrouve ma cervelle de 20 ans :

VENI VIDI RELI MEMORI *

Je n'allais quand même pas rester les bras croisés
en regardant ma mémoire décliner !

On m'a suggéré de fusionner ce carnet avec mon agenda, en une sorte de bullet journal... j'hésite ; si quelqu'un a déjà testé le Bujo, RETEX apprécié...

* je sais, je sais, mais c'était pour allier la rime à la compréhension immédiate... désolée pour les puristes... :)

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19 mai 2019

Cette drôle d'élégance

Aliénor est élégante.
Très élégante, même.
Si.
On le lui dit régulièrement.

animation musée

C'est vrai que j'ai revu mon look il y a quelques temps, après que plusieurs personnes m'aient prises pour une Soeur.

Maintenant, on me prend pour une actrice.

J'imagine que ça signifie que mon relooking est complètement raté.

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13 mai 2019

Week-end à Milan

3 petites journées dans cette ville que Monsieur avait visitée lors d'un déplacement de travail, et qu'il tenait à me faire découvrir. A trois heures de route seulement de la maison, c'est presque scandaleux d'avoir attendu aussi longtemps avant d'y aller, mais il est vrai que question Italie, on a tendance à se contenter du val de Suze, Turin, ou du val d'Aoste.

Comme le col était ouvert, nous sommes passés par le Mont Cenis.
Glacial à l'aller :

Mont Cenis aller

nous y avons fait une pause au retour, malgré le vent polaire :

Mont Cenis retour

marmotte

Milan, donc.

Un temps magnifique. Une ville au-delà de ce que j'imaginais. Je pourrais en parler pendant des pages, jusqu'à vous lasser.

Quelques mots en bref : nous avons séjourné, par le plus grand des hasards, pendant le rassemblement annuel des Troupes alpines. Nous avons ainsi croisé un nombre incroyable de porteurs de chapeaux kakis à plume. Ambiance garantie dans le parc Sempione...

rassemblement troupes alpines

Nous avons largement profité des cafés en terrasse - même si je ne maîtrise toujours pas la nomenclature officielle des tailles et concentrations de café.

café

En val d'Aoste ou de Suze, quasiment tout le monde parle français, du coup je n'avais jusque là jamais eu l'occasion d'utiliser mon kit de survie de la française en terres italiennes : "buongiorno", "per favore", "grazie", "arrivederci" et surtout "do you speak english ou french ?".
Là, j'ai enfin pu pratiquer.

Sauf que chaque fois que j'ai prononcé un mot en italien, on m'a systématiquement répondu en français...

Bref.

Milan est une ville magnifique qui regorge de détails d'architecture incroyables...

détails déco

Milan

Je vous en reparlerai sans doute...

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06 mai 2019

Pourquoi faire simple...

... ce matin, j'ai fait une découverte sur moi, sur mon fonctionnement, qui m'a laissée sur le carreau, parce que cette découverte s'est faite de manière brutale, et qu'elle était particulièrement significative - un cas d'école !

On m'a toujours dit que j'étais "compliquée", mais cela ne voulait rien dire pour moi, rien de concret en tout cas, et je trouvais même au contraire que c'était le reste du monde qui était compliqué.

Jusqu'à il y a quelques mimutes, où j'ai failli tomber de ma chaise lorsque j'ai COMPRIS.

Un truc très simple. Limite bête.

Que je n'avais pourtant jamais soupçonné.

Je suis INCAPABLE d'aborder un problème de manière simple.
Je ne COMPRENDS PAS la simplicité.
Ma cervelle ne PREND PAS EN CHARGE la simplicité qu'elle évacue sans la regarder sous le prétexte "TROP SIMPLE POUR ETRE POSSIBLE".
Ce qui fait que je passe mon temps à chercher des réponses complexes à des questions qui n'en demandent qu'une simple.
Voire simpliste.
Si simpliste qu'il me paraît absurde au possible de poser une question pour avoir ce type de réponse.
Comme si pour moi tout ce qui était trop simple n'avait aucune raison d'être.

Je suis conçue pour la complexité.
Incapable d'envisager la simplicité.

C'est effectivement moi qui suis "compliquée", pas le reste du monde :  voyant la complexité là où il n'y a pas lieu de l'évoquer, je complique les choses que tout le monde appréhende sous leur forme simple...

Je viens de trouver une équation complexe pour résoudre une suite logique qu'un enfant de 5 ans aurait correctement résolue en moins de deux minutes.

Je vois la complexité immédiatement, tout comme je vois dans un tableau une somme de détails bien avant de réussir à en comprendre le thème.

Descendre au niveau du détail, c'est sombrer dans la complexité. Les gens procèdent en général dans cet ordre : approche du problème de manière simple, puis complexification progressive avec prise en compte d'aspects de plus en plus fins jusqu'à résolution.
Pas moi.
Moi je suis en permanence en mode "approche complexe".

Je vis au niveau du détail.

Posté par _Alienor_ à 11:10 - Commentaires [12] - Permalien [#]
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