Au milieu des années 80, alors que j'étais une lycéenne (#JeSuisUnDinosaure) en quête de vocation (toujours pas trouvée à ce jour) j'avais caressé l'idée d'une carrière dans le stylisme. Je m'intéressais alors à la mode (j'étais abonnée au magazine Depeche Mode, et j'écoutais le groupe du même nom, ça ne s'invente pas), je créais mes vêtements avec des tissus achetés pour quelques francs chez Toto Solde, sur la table de la cuisine, avec la Singer Starlet de ma mère (le modèle des années 70 avec des fleurs jaunes et oranges), et parmi mes couturiers préférés, il y avait évidemment Azzedine Alaïa, qui nous a quittés il y a quelques jours.

 

Alaïa

J'ai été fortement marquée par les robes qu'il faisait à l'époque, des robes sculpturales pour des femmes hiératiques (un style que j'ai retrouvé en plus conventionnel chez Hervé Léger) et c'est sans doute encore sous l'influence alaïesque (en tirer un adjectif, n'est-ce pas un bel hommage ?) que j'ai, au printemps dernier, craqué pour cette petite robe noire.

Sauf que bon, à mon âge (la cinquantaine imminente) ce n'est pas très sérieux ce genre de robes, et je n'ai jamais osé la porter.

Juste aujourd'hui, pour une photo hommage à ce créateur qui m'avait tant fait rêver.

Quoi !
Il parait que les blogs mode sont hyper hype !
Et puis les essaims sismiques, tout le monde s'en fiche...