Lui et moi avons notre rituel.

Tous les matins, dès que je me lève, je jette un oeil par la porte d'entrée, une porte à l'ancienne avec deux grandes vitres verticales dans la partie supérieure.

Et je le vois, à sa place, sur la dernière marche.
Il attend sa ration quotidienne de croquettes.

 

Parfois, si je suis trop matinale, que le temps est trop froid ou la pluie trop battante, il attend à l'abri sous les hangars.
Et accourt en me voyant.

Ce chat n'est pas le mien.
Il est venu un jour, comme beaucoup de ses congénères avant lui, étendre son territoire dans les dépendances autour de la maison (hangars, granges et galetas... un paradis pour chats). Comme ses prédécesseurs, j'ai tenté de l'apprivoiser à grand renfort de croquettes. J'adore être entourée de chats.

Pour le moment il semble vouloir rester : il a sympathisé avec le chat couleur tapis. Il lui ressemble tellement, d'ailleurs, qu'un soir je l'ai fait rentrer par erreur dans la maison : la nuit tous les chats sont gris.

De jour, il est d'une belle couleur orange.

Je l'ai appelé Hermès.