Ce livre, sélectionné pour répondre au thème de la semaine du projet 52 de Ma, je l'ai lu alors que j'étais en seconde, juste après avoir vu le film "Mon oncle d'Amérique" d'Alain Resnais dans lequel Henri Laborit intervenait pour analyser les comportements des protagonistes.

Je l'ai relu cette semaine (après nos échanges, Antiblues ^^).

Et je me suis rendu compte qu'il fut vraiment un des livres fondateurs de ma pensée.
D'autres allaient suivre ("La dimension cachée" d'Edward Hall, ou le "Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens" de Beauvois et Joule...), mais celui-ci fut incontestablement LE livre charnière...

Quelques citations, pour vous donner envie de le lire :

"Tous les autoportraits, tous les mémoires ne sont que des impostures conscientes ou, plus triste encore, inconscientes"

"Tout homme qui, ne serait-ce que parfois le soir en s'endormant, a tenté de pénétrer l'obscurité de son inconscient, sait qu'il a vécu pour lui-même"

"Une autre source d'angoisse est celle qui résulte du déficit informationnel, de l'ignorance où nous sommes des conséquences pour nous d'une action ou de ce que nous réserve le lendemain"

"Quand (un événement) survient, au sujet duquel nous ne savons rien encore, dont nous n'avons aucune expérience antérieure, il est souvent une source d'angoisse car nous ne savons pas comment nous comporter efficacement envers lui"

...ce qui me fait faire le lien avec un autre livre "fondateur", un roman cette fois, l'incontournable "Insoutenable légèreté de l'être" de Milan Kundera, avec cette citation que j'ai déjà au moins mille fois utilisée :

"l'homme ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir, car il n'a qu'une seule vie et il ne peut ni la comparer à des vies antérieures, ni la corriger dans des vies ultérieures"
citation complétée avec l'idée que la vie est une ébauche, mais une ébauche de rien du tout, puisque tout est vécu immédiatement et sans répétition, que par conséquent vivre une seule vie, c'est comme ne pas vivre du tout...

... de l'intérêt d'éviter de se la gâcher en ne la vivant qu'à moitié...