Un  professeur de Miss Minerve m'a fait remarquer qu'entre ses interventions en cours et ses résultats aux devoirs sur table, il y avait une différence qu'il n'arrivait pas à expliquer, et que c'était "comme si elle se débrouillait pour faire tous les types d'erreurs possibles"...

Je crois qu'elle a hérité de mon incapacité à gérer le stress en situation d'examen.

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Ma grande sensibilité aux sons, aux bruits, augmente en situation de stress. Les bruits interrompent le fil de ma pensée, effaçant mes schémas mentaux, et les reconstruire me demande une énergie folle, surtout quand les interruptions s'accumulent...

Dans la salle d'attente, hier, il y avait un Sciences et Vie de 2012 dans lequel j'ai lu une intervention de Alain Lancry, professeur de psychologie à l'université Picardie Jules-Vernes évoquant les interruptions pendant les tâches : "Cela a évidemment un coût cognitif, car il faut se remettre en situation, recontextualiser sa pensée. Ce qui contribue à une forme de saturation cognitive".

Ma grande sensibilité aux bruits, cumulée et aggravée par ma désastreuse gestion du stress, m'amène à des situations de surcharge cognitive...
Alors, mon cerveau bugge.
Ce que j'appelle le grand blanc, c'est la tête vide, sans images, sans schémas, qui m'oblige à de gros efforts pour relancer la machine.

Et c'est pas une blague, tout me revient pendant la nuit. En général vers 3h du matin ^^