"Nous, les mortels, nous ne parvenons jamais à connaître notre véritable destin, pour la plupart ; nous sommes simplement bousculés par lui, renversés. Quand nous relevons la tête et que nous le voyons s'éloigner sur la route, il est trop tard, et nous devons faire le reste du chemin dans le fossé de ce que les rêveurs appellent la maturité. L'espoir est simplement la foi dans le fait que ce moment n'est pas encore arrivé, que nous parviendrons à discerner notre véritable destin quand il approchera et que nous pourrons sauter à bord avant de voir s'évader à jamais l'opportunité d'être nous-même, nous condamnant à vivre du vide, avec la nostalgie de ce qui devait être et ne fut jamais".

Citation tirée du livre fictif "Ariadna et le Prince écarlate", et trouvée à la page 329 du "Labyrinthe des esprits" de l'auteur espagbol Carlos Ruiz Zafon que je suis en train de dévorer (le livre, pas l'auteur).

Il s'agit du quatrière opus du "Cimetière des livres oubliés" qui comprend :
         L'ombre du vent
         Le jeu de l'ange
         Le prisonnier du ciel
         Le labyrinthe des esprits

Le vent, l'ange, le ciel et les esprits, entités évanescentes, s'opposent à l'ombre, le jeu, le prisonnier et le labyrinthe, qui évoquent un côté plus terre à terre, plus tortueux, plus sombre.

Je n'ai pas lu les trois premiers volumes, mais je compte bien me les procurer.
Le quatrième aborde le thème de l'envers du miroir, du double sombre...
Si j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre (une constante depuis quelques temps), après une vingtaine de pages, je n'arrivais déjà plus à le lâcher.

Je vous en reparlerai, je pense, en attendant je vous laisse avec la superbe citation du départ... une parmi les nombreuses que j'ai relevées dans le livre...
Je la range à côté de celle tirée de "L'insoutenable légèreté de l'être" de Milan Kundera, que je radote depuis des décennies :

"L'homme ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car il n'a qu'une seule vie et il ne peut ni la comparer à des vies antérieures, ni la modifier dans des vies ultérieures.(...) Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation (...) C'est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse (...) une esquisse de rien, une ébauche sans tableau"

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J'admire ceux qui ne regrettent pas la moindre minute de leur vie,
parce que moi,
certains jours,
j'aimerais bien pouvoir revenir
sur un point ou l'autre de mon passé... ^^